Blog Nearshore
Auteur Amine ALOULOU | 21 mai 2008 | Publié dans éditeurs

Truffle 100, les éditeurs de logiciel français et l’offshore

Premiere photo

L’édition 2008 du Truffle 100, classement des 100 premiers éditeurs de logiciels français vient de paraître. Ce classement élaboré annuellement par Truffle Venture, CXP, Mar-Tech & Finance, et SYNTEC informatique est téléchargeable sur : http://www.truffle100.com/france/downloads/2008/truffle100_2008.pdf

On peut reprocher à cette étude de ne donner qu’une photographie partielle de l’édition logicielle en France puisqu’elle élimine tous les acteurs à capitaux étrangers qui ont parfois des filiales très importantes en France : Sage, Business Objects, HR Access, ADP-GSI, Aldata, Infor, Sungard, … On peut s’étonner également de la curieuse absence de certains éditeurs français et non des moindres : W4, Murex, Vocalcom, SilverProd, Lectra Systemes, ETAP Online, A-SIS, E-Front, Cegi, Kyriba, KDS …

Le Truffle 100 n’en demeure pas moins un mine d’informations enrichissantes :
- Le secteur de l’édition de logiciels en France « résiste » malgré la vague de consolidations et d’acquisitions qui a emporté notamment l’ex n°2 du classement 2007, Business Objects, racheté par SAP.
- Beaucoup d’éditeurs français sont de structure fragile et ne disposent pas de suffisamment de moyens financiers, R&D et marketing pour assurer leur croissance et leur développement :
- Seuls 54 éditeurs réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 10M€ et seuls 27 atteignent les 20 M€ de chiffre d’affaire.
- 40 parmi les 100 premiers ont un effectif R&D inférieur à 20 personnes et seuls 27 éditeurs disposent d’une force de frappe R&D supérieure à 50 personnes.

Dans cette étude, on apprend que 71% des éditeurs interrogés n’envisagent pas « une délocalisation de leur R&D ».
Que faut-il en penser ? Faut-il se réjouir de voir les éditeurs français tourner le dos à l’offshore lorsqu’on lit dans la même publication qu’ils sont soumis à forte concurrence internationale et qu’ils restent fragilisés par une taille réduite et des moyens R&D limités ?
Force est de constater que la façon dont la question est posée et la façon avec la quelle la réponse est présentée est symptomatique du tabou et des amalgames qui entourent encore l’offshore en France.

J’ai fait le compte pour ma part en me basant sur la veille effectuée par OXIA sur les éditeurs de logiciels et sans faire de recherches d’informations particulières :
- Au moins 7 sur les 20 premiers éditeurs ont avec certitude une filiale R&D offshore : GL Trade (Tunisie), Ilog (Chine), Avanquest Software (Chine), Linedata (Tunisie), SAB (Liban), Viveo (Roumanie), Orsyp (Roumanie).
- Au moins 5 autres éditeurs sur les 20 premiers sous-traitent régulièrement des travaux en offshore.
- Si on considère la totalité des 100 éditeurs du classement : au moins 26 disposent d’une filiale offshore ou sous-traitent avec certitude en offshore.

Pour OXIA, le partenariat Nearshore avec les éditeurs de logiciels est un choix de développement stratégique.
Notre expérience de 10 années de collaboration avec des éditeurs de logiciels français montre que Le modèle est plein de sens.
Nos clients y trouvent une agilité et de puissants leviers pour accélérer leur croissance et gagner en compétitivité.
Voir nos clients éditeurs de logiciels gravir chaque année le classement du Truffle 100 est notre plus grande satisfaction.

Auteur Amine ALOULOU | 21 mai 2008 | Publié dans La Tunisie

La Tunisie : première destination Nearshore francophone selon AT Kearney

La Tunisie : première destination Nearshore

AT Kearney a livré la 4ème édition de son fameux Global Services Location Index, classement des destinations offshore les plus compétitives en 2007.
Dans un marché de l’offshore où il est difficile de faire la part des choses entre la réalité et les discours vendeurs, ce rapport intitulé « Offshoring for long-term advantage » met tout particulièrement l’accent sur les équilibres de l’offre de chaque pays et la durabilité des avantages qu’il offre.

50 destinations offshore de services IT, BPO et Centres de Contact y sont classées selon un indice synthétique de 43 facteurs divisés en 3 catégories :
• Attractivité financière (poids de 40%) :
• Disponibilité des ressources humaines et compétences (poids de 30%) :
• Environnement d’affaires (poids de 30%) :
La Tunisie ressort de ce classement comme la première destination Nearshore francophone et 26ème destination offshore mondiale. Elle fait partie des rares destinations à progresser en classement et gagne 4 places par rapport au rapport GSLI 2006.
La Tunisie devance ainsi la Roumanie qui recule à la 33ème position (24ème en 2006), le Maroc qui pointe à la 36ème position et le Sénégal qui pointe à la 39ème position.
Pour consulter le rapport d’AT Kearney: http://www.atkearney.com/main.taf?p=5,3,1,185