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Auteur Khaled BENDRISS | 16 septembre 2008 | Publié dans Technologies

SOA : les 5 piliers de la sagesse

IBM a publié récemment un livre blanc résumant les “5 best practices” à respecter pour réussir le déploiement des projets SOA (Service Oriented Achitecture).

Ce livre blanc est d’autant plus important que le Gartner groupe prévoit qu’à partir de cette année (2008), 80% des projets auront une composante (ou bien une coloration) SOA

IBM recommande de se focaliser sur les cinq priorités suivantes:

- Se concentrer sur la définition de l’architecture cible, et développer cette architecture en intégrant une vision claire de l’avenir : ne pas réduire le SOA à une simple affaire de connectivité à déployer en toute urgence.

    - Prévoir dès le début le lien entre l’IT et les processus métiers de l’entreprise, afin de réussir la transformation du “département IT” en fournisseur de “service métier”.

      - Créer une structure organisationnelle pour soutenir l’approche SOA dans tous ses aspects : culture, compétences, formations, structure des équipes, structure organisationnelle, mode de prise de décision, cycle de vie des services, systèmes de rémunération, la collaboration et surtout la Gouvernance.

        - S’assurer de la capacité de montée en charge (Scalability) de l’infrastructure – prévoir l’étude systématique des performances de l’infrastructure déployée et fixer une ligne de base pour chaque service.

          - Activer la visibilité opérationnelle - se concentrer sur la gouvernance et la gestion des services.

            Ainsi, après plusieurs années d’expérience dans la mise en place, la vente d’infrastructure, la vente de technologies, la commercialisation d’outils, IBM distille des recommandations, pleines de bon sens, sans qu’aucune référence technologique n’y apparaisse.

            Ce livre blanc, sonne comme une réponse aux détracteurs de l’approche SOA, qui la réduisent à une simple affaire de technologie (et la confondant souvent à des web services) et qui ne cessent de rappeler qu’un grand nombre de projets, assimilés à du SOA, échouent.

            De part notre expérience, à OXIA, nous avons pu constater, chez les éditeurs de logiciels et les grands comptes avec qui nous avons implanté l’approche SOA, qu’elle montre, effectivement ses fruits, à partir du moment où les organes du “comité de gouvernance” ont bien fonctionné.

            Dans tous ces projets, le “comité de gouvernance” a été dirigé par des Hommes/Femmes métiers ayant un fort pouvoir de décision, et ce indépendamment du niveau de maturité SOA de l’entreprise.

            L’élément fondamental dans le SOA, en plus de l’architecture, reste la Gouvernance.

            En effet, Il est très dangereux d’oublier, en cours de route, que l’approche SOA est là pour aligner le IT et le métier, et qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle affaire d’achat d’une nouvelle “technologie parfaite”.

            Auteur Khalil charfi | 29 août 2008 | Publié dans Méthodologique

            Gestion de projet

            Notre pays connaît un développement économique continu et qui touche plusieurs domaines : l’industrie s’ouvre de plus en plus sur le monde et s’inscrit désormais dans des chaînes de valeurs internationales grâce au programme de mise à niveau, les investissements dans les grands projets immobiliers et d’infrastructure qui n’ont jamais étaient aussi importants. Aussi, faut il remarquer une métamorphose du secteur des services. En effet, non seulement les composantes classiques de ce secteur (Services financiers, bureaux d’études et de conseil, architectes, comptables, etc.) se sont consolidées et se positionnent de plus en plus sur un marché régional voir mondial, nous voyons également se multiplier de nouvelles activités qui accompagnent la transformation des entreprises tunisiennes et qui également sont à l’avant-garde des nouveaux concepts comme les services informatiques, les services d’externalisation, et les travaux offshore.

            Toutes les activités de services ont en commun la gestion des ressources et la gestion du temps. Elles partagent également une approche orientée vers la réalisation de projets.

            Cela implique une gestion opérationnelle et financière rigoureuse à même de garantir un niveau se service élevé afin de préserver la pérennité et la rentabilité de l’activité. En nous posant la question au sein de la business unit Business Solutions de OXIA sur la spécificité de la gestion dans les sociétés de services, nous avons conclu que, autant les activités de services nécessitent une gestion intégrée qui lie en temps réel les activités opérationnelles aux informations financières de l’entreprises, autant les gestion des engagements, des ressources, et des plannings représentent un aspect spécifique aux activités de services qui ne sont pas couverts par les solutions ERP classiques orientées vers la gestion de production. De plus les besoins de gestion de relation client (CRM) aussi bien en avant vente et en après vente prennent une importance capitale dans ce type de métier.

            En effet la proximité du client et son accompagnement nécessitent d’avoir toutes les données financières, opérationnelles et comportementales à disposition pour savoir adapter en permanence les services proposés.

            Au cours du séminaire organisé en Juin 2008, nous avons présenté la solution Maringo du gestion de projet et qui est complètement intégrée avec l’ERP SAP® Business One la solution de gestion destinée aux PME. Nous pensons que cette solution vient répondre à un besoin que nous sentons de plus en plus présent chez les sociétés de services qui souhaitent se structurer afin de croître et de répondre à l’expansion rapide du marché tout en garantissant la maîtrise de leurs opérations.

            Auteur Khaled BENDRISS | 24 juin 2008 | Publié dans Technologies

            Plateforme as a Service, PaaS : le modèle SaaS a besoin d’une plateforme spécifique pour exister

            L’informatique vit au rythme du changement, des annonces et des Buzz, ce qui rend difficile de différencier une vraie révolution d’une simple évolution,

            A un certain moment on a pensé qu’un progiciel intégré, avec une vision monolithique, permettra de satisfaire les besoins de l’entreprise, et voilà que les leaders de l’ERP de SAP à Oracle en passant par Miscorsoft, nous “gavent” d’exposés sur les vertus du modèle SaaS, voir même lancer des offres “réelles” selon ce modèle (SAP, …)

            SaaS, est l’acronyme de Software as a Service. Il s’agit d’une technologie consistant à fournir des services ou des logiciels informatiques par le biais du Web et non plus dans le cadre d’une application de bureau ou client-serveur.
            Le concept SaaS, apparu au début des années 2000, se trouve promu pour prendre la place de celui d’Application Service Provider (ASP).

            SaaS va nous offrir une nouvelle génération de progiciel, modulaire et souple, organisé en services métiers réutilisables, configurables, accessibles via le web (ou plus simplement via le réseau de l’entreprise), le tout en respectant contractuellement un SLA et un Qos.

            Selon le rapport de McKinsey, “emerging platform wars in enterprise software“, la taille du marché pour SaaS pourrait atteindre 37 Billion de dollars au cours des 5 prochaines années.

            D’autres études de Forrester et du Gartner confirment qu’il s’agit d’un mouvement de fond accompagné d’un changement de paradigme : La vision monolithique et rigide d’un progiciel ne correspond plus aux besoins actuelles d’agilité, de changement et d’évolution perpétuels des SI des entreprises.

            Le passage vers le SaaS, qui selon le rapport Mckensy est inéluctable, le mouvement est amorcé, la course entre les éditeurs est lancé, reste à connaître (malin qui pourra le deviner …) le temps que ça va prendre pour s’établir en régime permanent et la liste des “heureux survivants”, ainsi que le prétendant au trône.

            Selon McKinsey, Saas a impact important sur les éditeurs de logiciels, qui n’auraient qu’une “fenêtre de tire” limitée pour migrer leurs offres vers un modèle SaaS ou risquent d’être effacés par la concurrence des nouveaux arrivants.

            “La rue vers le SaaS”, du déjà vue : cela rappelle, les annonces à l’époque du passage du mainframes vers le client/serveur à deux niveaux, ou bien la longue transition du client/serveur vers les architectures n-tiers, que ce soit à client riche ou léger, longtemps avant l’apparition d’AJAX et des mashups. Alors, qu’est ce qui va caractérise cette “nouvelle version de changement de paradigme” ?

            L’un des points importants de la réussite de l’ère SaaS, est le besoin d’une plateforme supportant le nouveau paradigme. Le passage vers le client/serveur à été favorisé par l’émergence des IDE facilitant la mise en ouvre des langages de types Visual Basic et Forms.

            Les architectures n-tiers ont eu besoin d’une infrastructure logicielle, qu’on s’accorde tous à appeler serveur d’application, pour pouvoir réellement exister, on imagine pas un éditeur réaliser un logiciel métier et écrire en même temps toute la “plomberie” nécessaire à soutenir les différents tiers (gestion de session, transaction déclarative, pool de connexion, serveur web, …).

            C’est la maturité de l’offre de plateformes “serveur d’application” qui a rendu viable un développement selon le modèle n-tiers.

            Besoin d’une plateforme pour soutenir le développement des applications en mode de SaaS :

            Reste que , le modèle d’application, JEE ou .Net, selon une architecture classique, est un frein pour le passage à SaaS.

            En effet, le SaaS nécessité des nouveaux besoins qui perturbent les offres classiques d’hébergement.

            Le SaaS a besoin de sa propre suite d’infrastructure avec sa “plomberie spécifique” ou plutôt sa plateforme approprié :
            - des plateformes contenant des éléments de bases, tels que les Web Service, la sécurité, les outils de facturation à l’usage,
            - des plateformes conçues pour un usage multi-utilisateurs, multi-modes, avec une capacité de virtualisation et de cloisonnement des données des différents utilisateurs
            - des plateformes ayant une capacité de personnalisation et d’intégration on-demande

            Certains des fournisseurs de solutions, s’apparentant à du SaaS (la forme finale du SaaS est loin d’être connue à ce jour) comme SalesFoces, ont eu besoin de réaliser en interne, une plateforme propriétaire que l’entreprise devra maintenir et faire évoluer toute seule.

            Cela reviendrait à développer des Portlets sans avoir de Portail, ou à faire du JEE sans serveur d’application !

            C’est acceptable lorsqu’on est précurseur, et qu’on n’a pas d’autres solutions.

            Mais lorsqu’on parle d’un mouvement de fond de l’industrie du “progiciel”, qui va perturber l’ordre établi des éditeurs de logiciels, on imagine difficilement la migration massive des ces éditeurs vers le modèle SaaS, sans l’existence d’une offre de Plateforme.

            Une offre mature capable de soutenir les développement, simplifier le déploiement et diminuer les investissement, bref permettant de se concentrer sur la valeur ajoutée.

            Accordons nous à appeler cette nouvelle offre des plates-formes SaaS, la Plateforme as a Service, sous le sigle PaaS,

            Pour les éditeurs de logiciels, une offre PaaS à faible coût initial, offrant des outils de production pré-construis comme éléments de facturation est nécessaire, permettra de réduire les temps de mise sur le marché des logiciels au mode SaaS.

            Un projet SOA réussi, facilite le passage vers le mode SaaS

            SaaS ne tue pas SOA, pas plus que SOA ne rend SaaS inutile, puisqu’il s’appui sur les mêmes principes : focus sur l’architecture, interopérabilité grâce à l’usage des standards, la nécessité d’une gouvernance à tout les niveaux.
            Ainsi les éditeurs qui auraient négocié l’évolution vers le n-tiers selon une approche SOA, avec un niveau de maturité adéquat, auront beaucoup plus de chance de pérenniser leurs investissements, lorsque l’ère du SaaS s’établira,

            Notons, au passage la contradiction dans laquelle se trouve les fournisseurs de matériel traditionnels comme IBM et HP, puisque le phénomène SaaS/PassS, prônent une offre sur demande, pas de plateforme sur site.

            Notons au passage que le mode open source, s’intéresse à la notion de PaaS, en témoigne, l’offre WaveMaker, une solution, basée sur java EE, pouvant être classé dans la catégorie PaaS,
            Mais ceci est une autre histoire …

            Auteur Khaled BENDRISS | 21 mai 2008 | Publié dans Technologies

            Salon open source 2008 à Paris : la consolidation du secteur ?

            Tous les visiteurs de la 10éme édition du salon de l’open source à Paris (qui s’est tenu du 29 au 31 janvier, www.solutionslinux.fr, au CNIT ) ont eu le même constat, c’est un peu plus petit que les éditions précédentes.

            Ce rétrécissement apparent, ne pouvait qu’être amplifié par la taille du stand de Redhat et de la grande place prise par les stands des associations.

            Et chacun avance ses explications, et son argumentaire.

            Les “libro septiques” perçoivent, là, les symptômes évidents du début du déclin du “phénomène” et l’expliquent par l’adaptation par certains grands éditeurs des prix des licences et des manœuvres de dynamitages opérés par d’autres (achat d’éditeurs, cooptation de membres clés de certaines communautés open source, enregistrements de brevets, …) et par l’émergence tant attendue du SaaS (Software as a Service).

            Les optimistes avancent l’argument du prix de l’organisation (le CNIT a fait peau neuve depuis quelques semaines) et certains parlent de la montée en puissance des salons régionaux (Le premier Salon Professionnel des Logiciels Libres et Open Source du jeudi 04 octobre 2007 au World Trade Center à Marseille… où la Tunisie était d’ailleurs invité d’honneur) et des pôles de compétitivité open sources (comme celui crée récemment à Marseille et appuyé par Marseille innovation et le gouvernement français).

            Rappelons le, le marché naturel de l’open source c’est le service de proximité.

            En visitant les stands, le constat est éloquent, le secteur open source, en France, rentre dans une phase de consolidation.

            Premier des signal, l’émergence de “groupe globaliste open source”. Il suffit de discuter avec le directeur commerciale de Alter Way pour se rendre à l’évidence : L’entreprise, créée récemment, a réalisé l’acquisition de plusieurs SS2L (Société de Service en logiciel Libre) emblématiques et ultra spécialisées pour présenter une offre globale couvrant les principaux besoins du système d’information : gestion de contenu, gestion des données, infrastructure système, infogérance et hébergement,

            Second signal le nombre croissant de solutions matures de supervision de réseau, de téléphonie IP, d’infrastructure d’hébergement à valeur ajoutée et de gestion de contenu.

            A l’expertise technique des SS2L ainsi rassemblées se rajoute une bonne couche marketing et commerciale aux meilleurs standards des SSII classiques. Alter Way, Linagora, Smile et d’autres encore en sont de très bons exemples.

            Les grandes SSII ne sont d’ailleurs pas en reste et toutes affichent leurs pôles de compétences et réalisations Open-Source : Steria, SQLI, Thalès, Unilog-CMG Logica, Bull …

            Mais, le plus remarquable reste l’implication de l’Europe, certes il n’y avait pas de stand “Europe”, mais en visitant le stand OW2 on y décèle l’empreinte de la méthode “communauté européenne” (ou plutôt les fonds de la communauté). OW2 est le consortium indépendant, issu de la fusion en janvier 2008 des communautés ObjectWeb et orientWeb (Europe et Chine unis face au géant américain…) , dédié au développement de logiciels middlewares essentiellement en technologies J2EE: on y trouve des serveur d’application J2EE (JonAS), des ESB (PEtALS, un ESB basé sur le standard JBI), des IDE (Lamboz basé sur Eclipse), d’un moteur de workflow / BPEL : Orchestra …), un Portail J2EE (Exo Plateforme), le fameux XWiki, la soluion Busines Intelligence (SpagoBI)…

            La majorité des projets présentés, par les SS2L issue de OW2 ont été financés par un ou plusieurs fonds de recherche de l’Europe.

            Il ne faut pas s’y tromper, “Bruxelles” ne jette pas l’argent par les fenêtres, si la communauté finance des projets de ce type et avec ce modèle économique de l’open source(les solutions OW2sont souvent disponibles sous la licence LGPL), c’est qu’il y une bonne raison.

            En effet, l’Europe a décrété que l’open source est une source de compétitivité du secteur TIC au sein de la communauté face aux géants Américains.

            Ce qui est frappant également c’est le nombre de sociétés qui offrent de l’infogérance utilisant des outils de gestion d’infrastructure opren-source …

            Côté international, et même si ce n’était pas visible sur le salon nous avons noté ces dernières années un grand nombre de SS2L implantées en Tunisie ou au Maroc : Openway, Omega, Audaxis, Smile, Kopileft …

            L’Offshore est en effet plein de sens dans l’open source aussi bien pour le développement, la tierce maintenance, le support ou l’infogérance. Malgré leurs petites tailles, les jeunes SS2L n’hésitent pas à franchir la méditerranée à la recherche de gisements de compétences et de compétitivité, tout en lorgnant parfois sur le potentiel de marché de l’open-source dans les pays du sud.

            Il semble d’ailleurs que c’est surtout la Tunisie qui les faveurs des SS2L et des acteurs de l’open-source pour le Nearshore, probablement pour la qualité et la stabilité de ses ressources et la forte présence de l’open-source dans ses filières de formation et dans le discours pro Open-Source du gouvernement tunisien.

            Les récentes manifestations et salons IT à Tunis ont d’ailleurs montré une forte participation française sur les thèmes de l’Open-Source.

            Il est fort à parier que le phénomène Nearshore va s’accélérer dans le monde des SS2L : des opportunités réelles de partenariat et de collaboration sont à saisir entre acteurs tunisiens et français à ce niveau.

            La “marche de l’open source” continue mais le marché, lui se consolide, … à suivre …